sexta-feira, 24 de fevereiro de 2006

Eu queria...


Je voudrais

Juste ce qu'il faut de neige
Juste ce qu'il faut de glace
Je voudrais que Dieu protège
Je voudrais que Dieu fasse

Juste ce qu'il faut d'hommes
Juste ce qu'il faut d'anges
Je voudrais que Dieu pardonne
Je voudrais que Dieu change

Je n'ai pas d'autre terre
D'autre lumière
Je n'ai plus d'autre prière
Je voudrais

Juste ce qu'il faut de plaines
Juste ce qu'il faut de vent
Je voudrais que Dieu comprenne
Je voudrais, tu comprends

Juste ce qu'il faut de libre
Juste ce qu'il faut d'attache
Je voudrais que Dieu délivre
Je voudrais que Dieu sache

Je n'ai pas d'autre enfer
D'autre désert
Je n'ai plus de colère
Je voudrais, je voudrais

Je voudrais que Dieu existe...

(Isabelle Boulay)

segunda-feira, 20 de fevereiro de 2006

Nos mots, rien que des mensonges?

"L'aveu et le mensonge sont identiques. Pour pouvoir avouer, on ment. Ce que l'on est, on ne peut l'exprimer, puisque justement cela que l'on est: on ne peut communiquer que ce qu'on n'es pas, c'est-à-dire le mensonge."

Franz Kafka

A partir do momento que tentamos descrever uma qualquer realidade através de palavras, estamos a alienar irreversivelmente essa mesma realidade. A representação linguística de um objecto, em especial de um objecto abstracto proveniente do universo interior do sujeito, é sem dúvida uma mentira involuntária. Através da linguagem somos sempre criadores de realidades alternativas, construídas a partir de realidades observadas (vistas, ouvidas, sentidas, pensadas). É frustrante constatarmos que as limitações inerentes à condição humana nos impedem de sermos fiéis às nossas experiências, que mentir é-nos imposto e que o fazemos mesmo a nós próprios.